L’année de rêve se poursuit pour Novak Djokovic

Les deux finales de la Coupe Rogers nous ont vraiment gâtés, si tant est que nous ayons eu la chance d’être sur place pour voir celle du double, qui n’était malheureusement pas disponible pour être vue en ligne ou à la télé. Et c’était un réel dommage, car le match a été excellent, tout comme la finale de simple, qui a été l’une des très bonnes finales de cette année 2011.

 

Retour sur deux grandes finales.

 

Llodra et Zimonjic, pour une deuxième semaine

Ils avaient remporté le tournoi de Washington la semaine dernière, mais non contents de s’arrêter là, la paire formée de Michaël Llodra et Nenad Zimonjic s’est également imposée cette semaine, défaisant en finale les jumeaux Bob et Mike Bryan au tiebreak de match, 6-4, 6-7(5), 10-5.

 

Mike Bryan, en entrevue samedi, disait qu’il était prêt à payer pour qu’il y ait plus de diffusion des matchs de double et le match d’hier était une de ces nombreuses preuves qu’il a raison. Le double est très peu diffusé et ça a fait rater à la grande majorité une excellente finale entre spécialistes de la discipline, ponctuée d’échanges à couper le souffle et d’une incroyable rapidité.

 

Blessé aux côtes, Michaël Llodra ne servait pas à son mieux, mais était supporté par le toujours très solide Nenad Zimonjic, qui possède vraiment l’un des plus beaux services que j’ai vus chez les joueurs de double. À la fois précis et puissant, il a été la pierre d’assise de la paire ces deux dernières semaines et ce titre à Montréal est vraiment mérité pour ce joueur vraiment sympathique et d’un grand professionnalisme.

 

Quant aux Bryan, ils n’ont pas mal joué, loin s’en faut, mais quelques petits moments durant le tiebreak de match leur ont coûté le championnat. Ils avaient d’ailleurs bien raison de dire que le tiebreak de match est « comme tirer à pile ou face ». C’est ce qui s’est passé. Une erreur au service peut être coûteuse. Ceci dit, tout le mérite revient aux champions, qui ont joué un match solide.

 

Djokovic travaille fort pour son record

Plusieurs s’attendaient à une victoire facile et écrasante de Novak Djokovic sur Mardy Fish. Pas moi. J’ai regardé Fish jouer toute la semaine et je savais qu’il avait le jeu pour embêter Novak Ier. C’est exactement ce qu’il a fait.

 

Toutefois, son manque d’opportunisme lui a probablement coûté son premier titre en Masters 1000 en carrière. En effet, il lui a fallu attendre à sa neuvième chance pour enfin convertir une balle de bris. Les ratées, durant le premier set particulièrement, ont émané bien souvent de sa raquette, alors qu’il a perdu plusieurs de ces chances sur des fautes directes. C’est d’ailleurs après avoir raté une succession de cinq balles de bris à la première manche que son jeu s’est complètement défait, permettant à Djokovic de prendre la manche 6-2.

 

Fini, Mardy? Que nenni! Il s’est accroché et s’est battu comme seule cette nouvelle version de ce joueur sous-estimé (et pourtant maintenant au septième rang mondial, un sommet en carrière, à 29 ans) sait le faire, avec pour résultat qu’il a réussi à profiter d’une faiblesse de Nole à la deuxième manche pour prendre le bris, et remporter la manche 6-3.

 

Toutefois, ce n’est pas pour rien que Djokovic n’a perdu qu’un match cette année. Le champion s’est levé à la manche décisive et malgré une incroyable résistance de l’Américain, c’est lui qui s’est rapidement emparé du bris décisif et malgré qu’il ait eu un peu de difficulté à servir pour le match, c’est le roi Novak qui a prévalu, remportant ainsi son cinquième titre en Masters 1000 cette année, un record, et devenant par le fait même le premier joueur depuis Pete Sampras en 1993 à remporter le titre du tournoi suivant son accession au premier rang mondial.

 

 

Après le match, toutefois, c’est la tristesse de Fish plus que l’allégresse de Djokovic qui m’est restée en tête. L’Américain a d’ailleurs admis que de perdre une quatrième finale de Masters 1000, encore une fois en trois manches, faisait très mal. La douleur était palpable dans sa voix, et très visible dans son visage. Difficile de ne pas être triste pour ce joueur qui mériterait de gagner un de ces tournois un jour, lui dont la carrière est plus près de la fin que du début.

 

Quant à Djokovic, il a encore une fois été impressionnant durant tout le tournoi, malgré quelques petits problèmes au service ici et là. Il montre clairement pourquoi il est, cette année, le joueur le plus dominant du circuit. La question demeure : qui sera le prochain à vaincre Novak Ier?

1 commentaire

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Une réponse à “L’année de rêve se poursuit pour Novak Djokovic

  1. @Caro

    « Avec Roger, Rafa et Muzz qui ont perdu tôt dans le tournoi, la Coupe Rogers a quand même encore battu un record d’assistance.

    Alors vous disiez?  »

    Il disait à la radio ce matin que la vente de billet est sensiblement la même que l’an dernier (pas d’augmentation sérieuse) mais qu’ils ont eu plus de « wouaireux » sur les promenades qui n’assistent pas aux matchs. Les ventes de gugusses de tous genres ont augmentés.

    J’imagine que pour eux, le mot « assistance » englobe tout, tout, tout!

    Si tel est le cas… et bien … bravo! On verras si ça va se maintenir avec les femmes l’an prochain! Pas sûr… c’était vide à TO même pour la finale!

    Vivement le US Open…