Coupe Davis – L’Argentine et l’Espagne en avant, le Canada dans l’impasse

Les premiers simples ont eu lieu aujourd’hui pour toutes les confrontations en cours et je dois dire que si, dans les demi-finales, l’Espagne a pris les devants avec une facilité déconcertante, l’Argentine en a surpris plusieurs en faisant de même, sans autant de facilité toutefois. Pour sa part, le Canada est présentement à égalité avec Israël dans son barrage, mais la victoire n’est pas venue de qui je le croyais.

 

Retour sur les matchs du jour dans ces trois confrontations.

 

Espagne 2, France 0 : massacre à l’espagnole à Córdoba

Pour ouvrir cette ronde éliminatoire, la Plaza de Toros de los Califas accueillait le Taureau de Manacor en personne, Rafael Nadal, qui affrontait Richard Gasquet en levée de rideau. Et je dois dire que Gasquet était un bien piteux lionceau.

 

(Photo : Getty)

Il faut dire que Gasquet, comme ses coéquipiers, a été plutôt incommodé par la chaleur de plomb de la magnifique ville espagnole, alors que la température avoisinait les 37°C, en plus de devoir affronter le roi de la terre battue, en ses terres, en sa terre et devant les siens. Un très joli massacre pour amorcer la série.

 

(Photo : Getty)

Les choses n’ont pas été beaucoup plus compliquées pour David Ferrer contre Gilles Simon, si ce n’est une deuxième manche un peu plus difficile, mais le résultat a néanmoins été le même, soit une victoire sans équivoque et en manches consécutives, 6-1, 6-4, 6-1.

 

Les deux ténors espagnols ont ainsi été fidèles à leur réputation d’excellents terriens et ont donné rapidement l’avance 2-0 à l’Espagne, qui pourrait dès demain mettre un terme aux espoirs français, alors que le double mettra aux prises l’équipe formée de Feliciano López et Fernando Verdasco affrontera la paire française Michaël Llodra/Jo-Wilfried Tsonga.

 

Je parie que le massacre à l’espagnole se continuera. Le match débutera à 9h00 (HAE).

 

Argentine 2, Serbie 0 : David et Delpo font taire la foule

C’est la foule qui m’a vraiment marquée dans le seul match que j’ai pu voir de la deuxième demi-finale. En effet, cette foule hostile a été très dérangeante en début de confrontation, au point où j’ai commenté que David Nalbandian ne se battait pas uniquement contre Viktor Troicki, mais également contre la foule.

 

(Photo : AP)

Car comme la majorité d’entre nous le prévoyaient, Novak Djokovic a cédé sa place à Viktor Troicki pour le premier match de cette série, et c’est donc lui qui a fait face à l’expérimenté David Nalbandian. Et El Rey a fait honneur à sa réputation de grand de la Coupe Davis. Si le début du match a été serré, et mes nerfs mis à rude épreuve à chacun des premiers services ratés de David, la fin a été un spectacle de la grandeur du vétéran argentin. De magnifiques volées en revers à couper le souffle, en passant par des lobs nalbandianesques, le match s’est soldé par une victoire de 6-4, 4-6, 6-2, 6-3 et, de mon côté comme de celui de tous les supporters de l’Argentine, un soupir de soulagement et un grand sourire.

 

On sait tous à quel point Nalbandian prend la Coupe Davis à cœur et il n’a pas fait mentir sa réputation. Toutefois, une petite inquiétude de son côté, alors qu’il s’est fait une légère blessure au cou, mais il a rapidement rassuré tout le monde devant les journalistes en disant qu’il serait prêt pour dimanche. Son état sera tout de même réévalué demain.

 

(Photo : Getty)

L’autre match a été une démonstration de la patience et de la puissance de Juan Martín del Potro, dont le service était à point et le coup droit, sans encore avoir son mordant d’avant sa blessure (manque de confiance, peut-être?), a fait de l’excellent travail, même si c’est au revers qu’il a fait ses plus beaux points, pour venir à bout en trois manches de Janko Tipsarevic, 7-5, 6-3, 6-4, semant l’allégresse parmi les supporters argentins sur place, mais aussi pour ceux qui étaient à la maison.

 

Un résultat qui dépasse les espérances de la majorité (j’étais parmi les rares optimistes à prévoir un tel résultat après les simples) et qui a jeté une douche froide sur les supporters des champions en titre. Toutefois, bien sûr, rien n’est joué et le double de demain pourrait être déterminant. D’ailleurs, même s’il est prévu que la Torino et la Chevy (ou, si vous préférez, Juan Ignacio Chela et Juan Mónaco) seraient ceux qui tenteraient de défaire Tipsarevic et Nenad Zimonjic pour amener l’Argentine en finale, Tito Vázquez a tenu à garder toutes les options ouvertes.

 

 

À suivre demain, à compter de 9h00 également. J’espère sincèrement que le double argentin mettra un terme au supplice à ce moment.

 

Canada 1, Israël 1 : Vasek Pospisil surprend, un beau cadeau pour Amir Weintraub

C’est l’impasse entre le Canada et Israël après deux matchs et la surprise, c’est que ce n’est pas Milos Raonic qui a donné le point au Canada. Il faut dire que Missile Milos revenait de quelques mois d’absence en raison d’une chirurgie à une hanche et qu’il n’était pas à 100% remis de l’empoisonnement alimentaire qui l’a affligé il y a deux jours.

 

(Photo : Getty)

C’est donc Vasek Pospisil, après un incroyable match de près de cinq heures, qui a procuré le premier point au Canada, en se défaisant de Dudi Sela en cinq longues manches de 7-6(4), 6-7(6), 6-1, 6-7(2) et 6-3. Il faut dire que Sela a été fidèle à sa réputation de joueur pugnace et très combatif et qu’il a usé d’une excellente stratégie contre le jeune attaquant canadien en tentant le plus possible de le confiner à plusieurs pieds derrière la ligne de fond, où le jeu de Pospisil n’est pas aussi efficace que lorsqu’il est capable de s’installer près du filet pour terminer les points.

 

C’était la première fois que Pospisil se rendait à la limite dans un match 3 de 5 et malgré quelques problèmes au service et un bris de retard au set décisif, le jeune Vancouvérois n’a pas déçu et s’est accroché pour mériter la victoire. La question est maintenant de savoir s’il sera assez remis de ce marathon pour disputer le double avec Daniel Nestor demain.

 

Quant au deuxième match, il s’était fort bien amorcé pour Milos Raonic. Toutefois, son manque de matchs, combiné à une perte importante d’énergie causée par ce qui l’a affligé ces deux derniers jours, ont ouvert la porte à Amir Weintraub, qui a célébré ses 25 ans avec une victoire de 5-7, 7-5, 6-3 et 6-1.

 

Ce sera donc le match de double qui déterminera qui prendra l’avantage dans cette confrontation éliminatoire du Groupe mondial. Daniel Nestor et Vasek Pospisil affronteront Jonathan Erlich et Andy Ram pour tenter de porter le Canada en avant dans le barrage. Le match débutera à 8h00 et sera encore une fois retransmis en direct sur Sportsnet One ou sur le site de Sportsnet.

 

Avouez que nous sommes gâtés avec cette action de Coupe Davis!

8 Commentaires

Classé dans Coupe Davis, Daniel Nestor, David Ferrer, Feliciano Lopez, Fernando Verdasco, Gilles Simon, Janko Tipsarevic, JM Del Potro, Jo-Wilfried Tsonga, Juan Ignacio Chela, Juan Monaco, Milos Raonic, Novak Djokovic, Rafael Nadal, Richard Gasquet, Tennis argentin, Tennis canadien, Tennis espagnol, Vasek Pospisil, Viktor Troicki

8 réponses à “Coupe Davis – L’Argentine et l’Espagne en avant, le Canada dans l’impasse

  1. Victo22

    Mes collegues me disent que la foule est tres hostile en Serbie et en Israel…Berdych et Stepanek vont jouer le double aujourdh’ui…et bonne fete a Berdych, il a 26 ans aujourdh’ui…

  2. Le capitaine argentin a été obligé de se plaindre durant le match de Nalbandian parce qu’un spectateur dérangeait littéralement le joueur.

    Et dans les deux cas, c’est vrai pour la foule.

    On est loin de la foule espagnole, disons.

    Et embrasse Berdy pour nous!😉

  3. Yay… Daniel et Poppy gagnent leur double et ils ne sont pas favoris!!! Quel Davis coupe bizarre… Rodg et son pote Stan perd leur double…

  4. @ Lapin

    Je ne suis pas surprise. Stan joue comme un pied depuis quelques mois déjà. Roger devrait battre Bernie ce soir, mais Stan va perdre contre Lleyton.

  5. potionmagique

    Stan est à la peine sur le plan physique en raison des séquelles de sa blessure à la cuisse contractée à NY.

  6. @ potionmagique

    Ses problèmes ont commencé avant NY. Depuis le début de l’été qu’il est à la peine.

  7. kenoe

    Ouf ! Au moins un point de pris pour la France face à l’Espagne, l’honneur est sauf grâce à la belle partie du duo Llodra/Tsonga opposé à la paire Lopez/Verdasco complètement éteinte.
    Trois manches sèches ultra-dominées par les Français, là où l’on pouvait s’attendre à plus de difficultés, et surtout un Tsonga magistral et ultra motivé par le mauvais esprit du public espagnol selon ses dires.
    Jusqu’à présent en fait, peu de place aux renversements et autres trous d’air, le vainqueur l’emporte au terme de matchs totalement maîtrisés en écrasant tout bonnement son adversaire. Si hier jamais la France n’avait été à ce point écrasée en simple, aujourd’hui jamais le double espagnol n’avait connu pareille déroute.

    Ceci étant, la mission est pratiquement impossible, moins de 4 % de chance que la France l’emporte car pour cela il lui faudra l’emporter dans les deux simples joués logiquement par l’épouvantail Nadal et le non moins impressionant Ferrer.

  8. Désolée du délai. J’ai bien regardé les matchs, mais ai manqué de temps, puis de mots, pour parler des matchs d’aujourd’hui. Voilà qui est fait.